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 Un guerrier

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symbelmynwe



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MessageSujet: Un guerrier   Ven 2 Sep - 14:46

Se dit de l'histoire du chevalier xxxxxxx tirée du livre des héros de Tomasinus Elbiac, l'an 123 après la fin de la guerre.


« Le petit cimetière de Sarwenbourg ne le voyait plus aussi souvent qu'avant.

La longue marche dans la forêt déplumée par les vents méphitiques du marais d'Arsol ni était pour rien. Pas plus que la plaine, grise de poussière fine étouffante que l'on découvrait à l'orée des bois. La colline à la végétation rase, où semblait en permanence hurler un monde en proie à la folie n'aurait point suffit à le décourager. Le grincement sinistre du portillon de fer bouffé par une rouille séculaire, le muret décati, semblant de plus en plus à la gueule béante d'une bête immonde l'avait eux aussi bien souvent vu passé. Pourtant le temps n'en finissait pas de faire son oeuvre et les visites autrefois quotidienne avaient finies par devenir des semaines, des mois et enfin en ce matin du mois du crapaud, une année.

Dans la cinquième rangée de la troisième allée; il était là. Point de fleur entre ses mains d'acier. L'ombre de son imposante silhouette barrait les faibles rayons d'un soleil rachitique. A ces pieds posés à même la pierre une bouteille et deux gobelet de cuivre, un linge blac, un long couteau de chasse.

Fidèle et éternel.
Pour seul épitaphe, pas même un nom sur cette stèle soudain bien misérable, dans une misère plus grande d'un bien trop vieux cimetière.

Fidèle et éternel.
Gravait t-il ces mots de son couteau dans le granit gris de la pierre, qu'il n'imaginait pas que l'éternité fut si longue. Tout ce temps sans elle, sans eux. Tout se temps à se battre, à lutter avec un peu plus de force chaque jour pour retrouver une paix quine viendrait jamais.

Fidèle et éternel.
A qui? A quoi? Les souvenirs étaient là toujours présents, sa carapace contre la vie, la mort. La flamme blonde d'une chevelure d'or dans le ciel d'azur d'une matinée de printemps, un rire, des rires, la douceur d'un baiser, le parfum du foin fraichement coupé lors de la première fois, les pleurs d'un enfant qui découvre la vie...

Quatre poules et un sac de grain.
Ils avaient prit à ceux qui ont déjà si peu. A ceux s'échinant courbés, les pieds et les mains soudés à la terre à en arracher une maigre subsistance. Il les avait rejoins au couchant, au terme d'une course, d'une chasse sans gibier, autre que ceux faits pour la potence. Pour toute arme, sa fourche à foin et son long couteau de chasse. Ils n'étaient que deux, mais en ces temps reculés, deux étaient une armée. Leurs armes, des armes de soldats, leurs mines auraient fait fuir ceux qui se disent volontiers courageux assis le cul devant une choppe à la taverne du village. Sans la fougue, de la jeunesse, le besoin de celui qui défend sa famille contre vents et tempêtes, sans la torture d'un ventre que connait bien celui qui se contente de peu, de pas assez. Il aurait fui lui aussi, loin de tout cela. La surprise de l'attaque en cloua un au sol, une fourche dans les tripes à hurler à la mort. Le second plus vif fut plus dur à tuer, sans l'alcool d'une calebasse dont il s'était imbibé, il n'aurait point fini le nez dans la poussière, le flanc transpercé.
Quatre poules et un sac de grain.
Blessé, mais fier, il rentra chez lui. Le devoir accompli. A la mi journée il vit la fumée. Une fumée grise et blanche s'élevant du fond de la vallée. Il pensa à sa grange, construite l'été précédent. Il pensa à eux. Il couru laissant là ses quatre poules et son sac de grain.
Quatre poules et un sac de grain.
La grange avait brulé, la maison aussi, de leurs outrages, il ne garde aucun souvenir. Un mur de nuit s'abattant devant ses yeux, cachant à jamais le tragique de cette fin. Il choisit le lieu et les emporta là. Il le choisit désolé, oublié de tous, en dehors du temps et de la vie, il choisit un lieu où il serait seul face à tombe. Seul avec eux.
Fidèle et éternel.
Une femme, un fils. Deux vies. Son fils aurait eut quinze ans, l'age d'homme pour ceux de cette partie du monde. Aussi était il venu boire avec lui son premier verre d'homme. Elle n'aurait pas aimé. Il lui aurait expliqué, qu'ainsi font les pères et les fils depuis si loin que personne ne se souvient. Le couteau était là celui de la chasse, celui de la mort, la lame aussi aiguisée que ce jour maudit. Un cadeau d'homme pour un autre. Elle aurait sourit, les prenants tous deux dans ses bras comme autrefois...

Fidèle et éternel.
Parfum de foin dans ses cheveux, éclats d'or, quatre ciels bleus qui le regardent, l'amour, la vie. Un drapeau bleu, la fin , la mort...

Fidèle et éternel.

Une larme sur un visage de bronze. Une larme lente, éternelle.

Fidèle et éternel... »
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